Les partis politiques sont-ils prêts aux changements du monde?

Et pourquoi le web dans cette campagne? Parce que c’est moderne? Pour faire dynamique? Parce que les réseaux sociaux sont aujourd’hui incontournables dans une campagne ? Non, simplement car le web nous a déjà fait entrer dans un nouveau monde et que les changements de société qui en découlent s’accéléreront. Parions qu’aucun domaine ne sera épargné et que politiquement, il est nécessaire de s’y préparer. Les métiers qui occuperont la plupart des Neuchâtelois dans 30 ans n’existent pas encore. Ils ne sont même pas enseignés.

Si vous en doutez, lisez le livre Petite Poucette de Michel Serres, toujours actuel. Ou écoutez son interview (13 min.).

  • Comment se fait-il que des politiciens s’insurgent quand Tamedia licencie? N’ont-ils pas encore pris le mesure de ce qui se passe? L’étonnant, au fond, c’est que la plupart des médias romands n’ont toujours pas entrepris leur mue numérique ni changé de Business Model. 
  • Le Conseil Communal, dans son plan stratégique, s’interroge sur la morosité du centre-ville. Les commerçants imaginent que leur survie tient à 100 places de parc et désignent La Maladière Centre comme principal concurrent. Les concurrents se nomment pourtant Amazon et Zalando. Les places de parc ne changent rien au fait que les concurrents livrent dans votre maison et sont aujourd’hui prêts à venir chercher les retours chez vous. Difficile de faire mieux question service. Et les algorithmes valent bien des conseils de spécialiste. Alors que faire? Comme nous pouvons acheter une veste assis dans un bus, ne faut-il pas considérer autrement le centre-ville que comme un lieu de shopping?
  • Par exemple: privilégions les espaces de rencontre, renforçons les espaces verts, limitons les obstacles aux piétons et aux cyclistes et  installons du BEAU mobilier urbain. Fatigué de ces bancs fonctionnels qui crient Surtout ne vous asseyez pas ici, vous ferez du cheni.

Les partis politiques sont-ils prêts à accompagner ces changements inéluctables? Le parti socialiste et le parti libéral-radical sont deux partis conservateurs. Le premier veut toujours sauver des acquis et des emplois sans mesurer les mutations qui sont déjà en marche. Le second se veut parti de l’innovation et des entrepreneurs alors qu’il est plus un club d’avocats héritiers, gardiens de la tradition. Quand vous voterez, posez-vous cette question.

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